29 avril 2009

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L'état suédois à décidé une reprise des vieilles voitures si l'on achète une  nouvelle. En dehors du fait que je n'ai pas de voiture, et ne peux donc pas profiter de cette reprise, je m'insurge (oui, il faut bien que j'utilise mon vocabulaire francais parfois, donc je m'insurge).
1500€ (je convertis grosso-modo, ca rend la lecture plus facile). C'est ce qui est proposé. Ca fait tout de même pas mal de sous pour de la ferraille (à défaut de ferrari). Dans le même temps je recois dans ma boîte aux lettres un prospectus de la mairie qui m'explique comment réduire ma consommation d'énergie dans mon foyer. Donc d'un coté l'état qui encourage à la consommation de voitures, de l'autre la mairie qui incite à réduire sa consommation d'énergie. Je dois dire que ca ne passe pas très bien ensemble.
Pourquoi proposer une telle mesure ? Il y a dans le pays deux compagnies, de taille conséquente, répondant aux noms de Saab et Volvo. Comme il a été décidé cet hiver de ne pas renflouer les caisses de ces compagnies, mais qu'il faut tout de même sauvegarder les emplois (la baisse du nombre d'emploi, en volume, est environ la moitié de ce qui se passe en France, pour un pays 7 fois moins peuplé), pourquoi ne pas incité ceux qui le peuvent encore a acheter une voiture. En espérant qu'ils choississent des suédoises, même si ce ne sont pas les moins chers ni les moins polluantes (il y a tout plein de discours, d'articles et autres greenwashing sur les voitures "vertes"). Car l'UE interdit le protectionnisme, donc rien ne dit qu'ils ne vont pas acheter des voitures francaises (même si ces voitures n'ont pas trop la côte ici, trop petites, trop fragiles).
C'est vrai qu'il n'y a aucun moyen de créer des emplois dans ce pays en crise. Il n'y a pas de voies ferrées à construire, de tunnels à creuser (Citybanan à Stockholm, équivalent à Göteborg), pas de manque d'éoliènnes (1500 unités doivent être montées à Piteå dans les 5 ans, plus de nombreux projets ici et là), pas de commandes de trains pour Bombardier.
Et pourquoi promouvoir des transports adaptés à la vie en ville (25% de la population à Stockholm, 10% à Göteborg, autant à Malmö, et cela juste pour les 3 plus grandes villes, autant dire que la pluspart vivent en ville), peut-être écologique (on peut revé) quand on peut pousser la voiture sur le devant de la scène ?
J'attend avec impatience la reprise de 100€ sur mon vieux vélo.

26 mars 2009

Pryllar

Jour faste que celui d'aujourd'hui : 2 nouveaux "pryllar" sont entrés en ma possession.

L'un coûte environ 4000 kr, l'autre 5500 kr. Ce ne sont donc pas des toutes petites choses. Mais bon, j'en avais commandé un il y a  2 semaines, j'ai recu l'autre gratuitement.

Comme indices, l'un est high-tech, l'autre loisirs. L'un est utile, l'autre peut l'être. J'ai mis une heure avant d'arriver à utiliser l'un, 3h pour l'autre.

Qu'est ce que c'est ?

13 mars 2009

Neige

"Neige, neige, rentre en Norvège !" dis la chanson. Mais moi je veux bien qu'elle reste en suède. Il y a neigé lundi et mardi. Pas suffisamment pour sortir les skis sans risques, trop pour sortir les patins. Et pas assez humide pour faire un bon bonhomme de neige (ce qui fait que l’existant n’existe plus).

Aujourd’hui, grande chaleur, déjà 2deg à 8h du mat, grand soleil. Au moins les routes et pistes cyclables sont dégagées. Mais ca me reveille aussi à 6h à travers les persiennes.

Et pendant ce temps, Anna ski à 400km de là. Et moi je vais prendre un marteau et taper sur les murs pour élargir la porte du salon.

07 mars 2009

Une après-midi de fin d'hiver

Il fait chaud. Au moins 2 au dessus de zéro. Depuis une semaine. Du coup, les chutes de neige des derniers jours n'ont pas laissé trop de traces (en dehors du tour de patin qui s'est fait à moitié en marchant parce que les patins n'avancaient pas dans la neige).

Ce qui fait aussi que ce n'est plus aussi drôle d'être dehors : il ne fait pas encore super chaud, la neige et la glace fondent rendant les chemins humides. Du coup, c'est l'heure de commencer les rénovations.

Donc ce matin, j'ai pris un coin du lino dans l'entrée, Anna un autre, et on a tiré. Maintenant il ne reste qu'un peu de colle accroché au béton que l'on s'éfforce de faire disparaître. Le carrelage qui va prendre place n'est pas encore choisi, on ne sait pas encore comment on va faire dans la penderie, mais l'aventure commence, après pas mal de mois de discussion.

21 février 2009

Une après-midi d'hiver

Après un foot endiablé avec un palet sur un étang en bas de chez moi avec les p'tits SchüppAdolphe, un repas léger si ce n'est le dessert, j'ai dis au revoir aux 5 locataires durant les 15 derniers jours de ma chambre d'amis. Ce qui met fin à 1 mois d'occupation quasi continue (ou alors c'est que je n'étais pas là mais au ski).
Profitant du froid ambiant (encore que pour la première fois depuis une semaine le thermomètre était en positif), j'ai pris mes patins et suis parti sur une baie fermée. Point seul, Anna m'accompagnait presque sans peur.
Le point de départ est Brunnsviken, baie sur laquelle nous nous sommes déjà promenés à pied la veille averc nos invités. Entre 600 et 800 personnes font la même chose, la baie étant somme toute longue, il y a encore de la place. Ce que les gens ne font pas, c'est quitter la baie pour le large. Bien entendu, c'est ce que nous faisons.
Pour rejoindre le "large" (nous ne verrons jamais la pleine mer, ca reste l'archipel de Stockholm et ses 10 000 îles), il faut passer sous un pont, et comme sous chaque pont, l'eau n'est pas gelée. Un chemin se trouve le long de l'eau, que nous empruntons. Je le rend une centaine de mêtres plus tard, Anna attendra encore 200m avant d'oser s'aventurer sur la glace. Il faut dire que passer de 800 personnes visibles à 3 traces de patineurs matinaux, ce n'est guère rassurant. Mais à coup de baton dans la glace, j'arrive à la convaincre de la sécurité de l'action, malgré les craquements continus qui se font entendre.
500m sur la glace et Anna s'arrète, ne veut pas aller plus loin. Par chance pour moi, un vélo traverse la baie dans laquelle nous sommes quelques centaines de mêtres devant nous, entre Lilla Skugan et Tranholmen. Et c'est reparti.
Le chemin continu en direction de Lidingö en longeant les berges de Tranholmen, mais après avoir passé une patinoire aménagée, une famille en luge et une faille humide, mon baton traverse la glace. 7cm nous séparent de l'eau liquide, ce qui reste encore suffisant pour avancer. Mais Anna réclame à corps et à cris un retour vers une zone plus sûre. Demi-tour pendant 50m et le chemin continu vers Svanholmen. Le soleil commence à décliner, mais la glace a été fréquentée, ce qui s'avère rassurant. Nous passons donc Skärviken, Sveaviken et Samsöviken avec en point de mire un mec qui fait des allers et retours entre Djursholm et Lidingö.
soudain arrivent de la berge, en courant, téléphone sur l'oreille, deux personnes. Et un peu plus loin devant deux patineurs tentent de s'avancer sur une glace visiblement instable. Pourquoi donc ? Le mec ne faisait pas des allers-retours complets, il cherchait un passage pour sortir. Et maintenant, il est dans l'eau. Autour de nous, 3 personnes ont déjà appelé les secours, et après 5mn, le mec a réussi à se sortir de l'eau. Mais il reste coincé sur un glacon, sans voir de voie pour atteindre la côte. Encore 5mn et arrivent, dans l'ordre, un hélicoptère, un camion de pompiers, un hydroglisseur, une ambulance, les policiers et un second hélicoptère. La glace semble fragile pour l'hélicoptère qui fait du sur-place à 20m au dessus de l'eau. L'hydroglisseur se fait son chemin en cassant la glace et s'arrête à 5m du mec. Un pompier, puis un second se lance sur la glace en tenue imperméable, tombe dans un trou, remonte plus loin, continu son chemin pour faire la liaison entre l'hydroglisseur et le mec.
Bon, ca calme, c'est l'heure de poser les patins et de prendre le bus direction la maison. En plus il va faire nuit.