29 octobre 2009

C'est dur la meteo

Il ne fait pas regarder la météo le matin et comparer la Suede et la France. Les 10 degrés de différences font mal.
Les premières gelées sont passées fin septembre.

17 octobre 2009

Tjurruset

Dans la grande tradition familiale, il m'arrive de courrir. Et tradition oblige, ça ne se fait pas sur piste ou sur route, mais sur chemin de terre.
Hier matin un copain m'envoi un mail pour me proposer de prendre sa place (à la suite d'un déménagement il a le dos en compote) dans un cross un peu particulier, tjurruset, la course des taureaux. Toujours partant pour l'aventure, j'accepte l'offre, dépoussière mes chaussures et pars courir un peu. Ça fait bien 6 mois que je ne suis pas parti courir.
Le lendemain, je me présente au départ, fier de mes 5kms d'entraînement.
L'idée de la course est d'imaginer que l'on fait parti d'un groupe de taureaux qui s'est echappé du champ et cherche à partir lepkus loin possible. Mais au final on tourne en rond et après 10km, on revient dans le champ. Il faut aussi savoir que les taureaux ont peur des voitures, et évitent les routes. Le reste du temps, ils suivent tant bien que mal les chemins, mais ne se posent pas trop de questions si il y a une rivière ou un marais. Ils foncent tout droit et traversent.
La course commence donc par un kilomètre vallonné dans le sable, suivi par quelques kilomètres a travers les bois, monter sur des rochers, descendre dans la boue, sauter au dessus des troncs, traverser une rivière et deux marais, suivre des chemins à peine assez large pour un taureau et finir de retour dans le sable.

A la fin il y avait un peu plus de 280 taureaux devant moi. Et 3000 derrière.

Quelques photos du site officiel: http://www.marathon.se/bilder/bilder10.cfm

Chutney aux pommes

Ingrédients:
1,5 kg de pommes vertes (type Granny Smith)300 ml de vinaigre de cidre1 c.a.t. de poivre
450 g d'oignons350 ml de sucre
500 ml de raisins secs1 c.a.s. de moutarde1 c.a.t. de gingembre

 

Éplucher les pommes; enlever le coeur et couper en gros dés;
Dans une casserole, mettre tous les ingrédients; porter à ébullition et laisser frémir 2 heures ou jusqu'à ce que le liquide soit presque tout évaporé;
Dès que le mélange commence à épaissir, remuer fréquemment pour que le mélange n'attache pas;
Le mélange doit bien garder sa forme quand on le prend à la cuiller;
Verser bouillant dans des pots.

14 octobre 2009

La tente est gelée

Sur l'extérieur. Dedans une bougie brule. J'ai sorti mon bon vieux gros sac de couchage et mon tout nouveau petit tapis de sol. Mes pieds se réchauffent, après les quelques heures au bord du feu.
Ce soir je ne rentre pas a la maison. Avec un collègue je suis parti du boulot direct dans les bois. Le sac sur le dos, il nous restaient une demi heure avant nuit. Nous avons planté la tente une heure plus tard.

Il y a des choses que l'on n'ose pas faire souvent, mais c'est pourtant un grand plaisir de le faire.


Lever de soleil sur la prairie gelée

Le Claes qui sort de la tente, blanche de givre

20 août 2009

Oallavággihytta - Vomtiden

4ème jour. Le réveil se fait dans une vallée de pierre où l'homme ne semble pas avoir sa place. La rivière et ses affluents ont laissé des marques partout, de gros blocs de rochers se superposent tandis que les névés déversent leurs derniers flots.
Il fait beau et nous partons pour le refuge de Hunddalen. Le chemin s'élève lentement au dessus de la vallée nous montrant que l'emplacement choisi la veille était bien le dernier avant 5km. Mais ces nouveaux emplacements, placés en surplomb du Carrefour des vallées de Hunddalen et Oallavággi laissent apparaitre des petits ruisseaux, des vasques pour se baigner, protéger du vent.
Nous descendons ensuite vers le refuge. Notre carte, éditée il y a 5 ans, ne montre pas le barrage qui a été construit. C'est déjà le second depuis que nous sommes en Norvège. De petits barrages hydroélectriques, aptes a alimenter une centaines de maisons sur la côte. Et leur assurer l'eau toute l'année.
Dans la descente nous croisons 4 personnes, perdons le chemin mais suivons les marques rouges jusqu'au gué. Lequel est le plus profond du voyage, peut-être 1m par endroit, en eau calme, sur 30m de large. Heureusement qu'il y a des rochers émergeant au milieu pur se réchauffer.
Le refuge est encore une fois très propre, moderne. Mais compte tenu de l'heure, inoccupé. Nous continuons vers le fond de la vallée où l'on voit une cascade. D'ici là, 4km dans une vallée alluviale, avec des îles plus ou moins humide et un chemin tranquille.
La pause déjeuner se fait après le dernier passage gué selon la carte. Nous laissons ensuite les sacs pour faire une excursion sur un haut plateau et en profitons pour passer notre plus haute altitude, 1200m. De là haut, les pieds dans un lac qui se vide par une cascade, nous apercevons l'Atlantique ! Rombaken et Beisfjörden. Dans notre dos les sommets à 1500m d'altitude. Häftig en suédois.
Nous redescendons, reprenons les sacs et nous dirigeons vers la cascade déjà citée. Le chemin s'élève. Nous rencontrons un mec qui est parti a l'arrache de Narvik avec en guise de carte un schéma du coin. Et pas trop de nourriture. Bonne chance, surtout quand 20mn plus tard Anna trouve un sac de raisins-chocolat qu'il a du perdre en passant. Il nous avertit d'un passage difficile avec un glacier.
En haut de la cascade, un lac, sans la moindre plage. La pente la plus douce doit être à 30•. Et à 200m devant nous, le glacier qui tombe dans le lac. Stop, observation des possibilités. Soit nous montons au dessus du glacier, tout au moins a un endroit plat. Ce qui parait nous donner 500m de montée gratuites. Soit nous suivons les marques, descendons jusqu'au lac e remontons de 100m sur la glace, bien penchée, en août donc de solidité discutable. Nous partons droit. Arrivé au glacier, il y a une fracture du a une falaise de 10m de haut. Le long de la falaise, humide du glacier au dessus, il y a un passage de 40 à 60 cm de large. Qui monte d'abord, puis redescend. Le glacier inférieur recouvre ce passage une première fois. Je baisse la tête, passe sous la glace, ressors 10m plus loin. Un autre passage du même genre. Le sac ne passera jamais là dessous. Et si il tombe, il glisse sous le glacier, sur une distance inconnue. Au pire le fond du lac. De plus mon chemin descend, suivant la falaise, vers le lac. Une sortie possible dans une faille (en espérant qu'il n'y est pas plus de glace au-dessus) est atteignable en montant sur le glacier. Anna s'y colle et lentement suis les traces de rennes. Ça semble tenir, pas trop de glissades. Nous faisons le retour tout les deux sur la glace, sans assurage de quelque sorte. Si l'un tombe,l'autre est seul. Anna porte les sacs de couchage, moi la tente. Nous prenons nos sacs et nous lançons sur les 100m de glace. Commentaire d'Anna : c'est plus facile de faire une trace, ça tient mieux qu'au troisième passage. J'en profite pour commencer a glisser, 20cm, 1m, 2m. Je plante les mains dans la neige, je m'arrête. Toujours debout, je continue, atteint une partie un peu plus tassée, marche, arrive au bout, sort tranquillement du glacier pour ne pas glisser en dessous, monte la faille. Ça, c'est fait.
Nous avons maintenant devant de grandes plaques lisses, de plusieurs dizaines de mètres de long. Très glissantes quand elles sont humides, je teste, mais très joli. Un peu plus loin, un chouillas plus bas, avec vue sur l'Atlantique, un espace herbeux, le seul à 2km à la ronde, protéger du vent, plat. 10m en dessous, un petit lac, parfait pour le bain et la vaisselle. Pas un seul moustique, ouvert plein ouest avec le soleil qui descend. La plus belle vue du voyage.